Ascendance et violence

Tu racontes à tes amies qu’un inconnu t’a prise en photo
sans ton accord. Elles te demandent « s’il était beau ».

Dans ces deux publicités, les hommes sont dans une position de domination. L’une d’elle montre une femme meurtrie, l’autre une femme-objet, désirée, écrasée par la majorité des hommes présents.

 

Le témoignage et les deux publicités nous renvoient aux notions suivantes : consentement, violences conjugales et volonté de domination.


Le témoignage met en avant deux choses importantes, la première c’est que le consentement, le fait d’avoir l’autorisation de faire quelque chose à la personne concernée, n’est pas respecté.

 

Il en résulte une forme de violence que les amies de la personne qui raconte son histoire ne comprennent pas et balayent sans formalités. En demandant si l’homme qui l’a photographié était beau, elles montrent qu’elles ne remarquent même plus que c’est un acte qui peut être traumatisant, elles le banalisent. Ainsi,
nous pouvons dire qu’elles ont intériorisé le fait qu’on puisse outrepassé le consentement sous le couvert que l’homme était possiblement beau.


Les pubs montrées ici, comme dans le témoignage, banalisent ces actes, les rendent normaux.


Le marketing a-t’il raison de montrer des actions violentes pour vendre seulement un vêtement ou un canapé ?


En valorisant cela, le marketing ne joue-t’il pas un rôle dans la banalisation de ces violences qui font que nous reproduisons, ne remettons pas en question ce type d’action ?